Structures de recherche et enseignement en France

    Création du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP)

    A la fin des années 1960, une étude attentive de la faible priorité académique alors réservée à la sociologie du crime m’avait incliné à créer un centre de recherches dans un milieu inaccoutumé – le ministère de la Justice – alors assez ouvert à la nécessité d’enrichir le potentiel de recherche pour avoir déjà créé deux centres sur la justice des mineurs et sur les questions pénitentiaires.
    C’est ainsi que j’ai pu – grâce notamment à l’appui du directeur des Affaires criminelles de l’époque, Pierre Arpaillange – bâtir le Service d’études pénales et criminologiques (SEPC).
    Toutefois, je n’avais nullement l’intention de laisser le nouveau centre s’enfermer dans un cadre seulement administratif. Heureusement, il a été possible de l’associer au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à partir de 1977.
    En 1983, il a pris le nom de Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP, www.cesdip.fr) sous la cotutelle du CNRS et du ministère de la Justice, auxquels s’est jointe ultérieurement l’Université de Versailles Saint Quentin (UVSQ), membre de la COMUE Paris-Saclay.
    Tout en y demeurant comme chercheur, j’en ai laissé la direction en 1990 pour me consacrer au développement de structures scientifiques internationales et européennes. Elle a été reprise successivement par Claude Faugeron, René Lévy, Laurent Mucchielli, Fabien Jobard, puis maintenant Christian Mouhanna.

     

    Enseignements

    Dès avant la soutenance de ma thèse d’État en 1967, j’ai commencé à enseigner (notamment aux Instituts d’études politiques de Bordeaux puis de Toulouse). Tout au long de ma carrière, j’ai fait aller de pair production de recherche et enseignement tiré de ces travaux.
    De 1967 jusqu’au début des années 1980, j’ai assuré l’enseignement de la sociologie criminelle dans le cadre du DEA de sciences criminelles à l’Université de Bordeaux I.
    J’ai ensuite assumé pendant une dizaine d’années un séminaire de doctorat en sociologie, à l’École des hautes études en sciences sociales durant la présidence de Jacques Le Goff.
    Après, j’ai donné, durant une quinzaine d’années, deux séminaires de DEA à l’Université Paris X-Nanterre, l’un en sciences politiques, l’autre en droit pénal (dans le cadre d’une formation à triple sceau, Panthéon-Sorbonne, Nanterre, Paris-Sud).
    Finalement, j’ai réorganisé mes enseignements en ne conservant que des cours de sociologie : en licence et en maîtrise (module sociologie et démographie de la déviance) à l’Université René-Descartes, en DEA - devenu M2R - à l’Université Versailles Saint Quentin en Yvelines.
    Je ne donne plus maintenant d’enseignements qu’exceptionnellement.
    Je ne prends qu’un nombre restreint de thèses mais je consacre un temps important à la direction de chacune et à l’intégration des thésards dans le cadre du laboratoire dont je suis membre. J’accepte aussi de temps en temps de participer à un jury de thèse et d’habilitation, en France ou dans un autre pays.

     

    Expertise scientifique et évaluation

    J’ai été membre de la section de sociologie du comité national de la recherche scientifique et, à une autre époque, du conseil de département des Sciences de l’homme et de la société.
    J’ai aussi fait partie de comités scientifiques d’organismes comme l’Institut national de recherches sur les transports et l’insécurité (INRETS) ou l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP).
    Il m’est difficile de récapituler l’intégralité des commissions administratives ou groupes de travail auxquels j’ai été appelé à participer. En tout cas, j’ai été membre d’une Commission de réforme de la procédure pénale et surtout du Comité de révision du code pénal dont les travaux ont abouti à la promulgation du nouveau code pénal français. J’ai également été membre de la Commission des archives de la Justice et de la Commission pour l’histoire de la Justice.
    Dans une période récente, j’ai été amené à répondre à différentes demandes d’audition sur la mesure de la délinquance émanant du Conseil national d’information statistique ou de Missions d’information de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale.
    Je procède régulièrement à des évaluations d’articles, de manuscrits d’ouvrages, de projets de recherche, ou d’unités de recherche (notamment en participant à - ou en présidant - des comités du Haut Conseil de l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement supérieur (HCERES).

     

    Sociétés savantes

    Règle générale, je me contente d’adhérer à certaines sociétés savantes de ma discipline – ainsi l’Association internationale de sociologie (comités de sociologie de la déviance et de sociologie du droit), l’Association des sociologues de langue française (AISLF), l’American Society of Sociology (ASS) – toutefois l’Association française de sociologie (AFS) m’avait confié la responsabilité de créer un réseau thématique sur ‘normes, déviances et réactions sociales’ que j’ai dirigé pendant ses premières années. Laurent Mucchielli puis François Sicot, maintenant Manuel Boucher ont ensuite repris cette responsabilité.

     

    Vulgarisation

    Je suis souvent amené à publier des articles de vulgarisation dans des organes de presse générale ou professionnelle, tels que Le Courrier du CNRS, Données sociales, Journal de médecine légale, La vie judiciaire, Revue pénitentiaire et de droit pénal, Migrations Etudes, Kriminologie und Praxis, Administration, Regards sur l’actualité, Revue de la Gendarmerie nationale, Les Cahiers du CR DSU, Les Cahiers de la sécurité intérieure, le bulletin du département des Sciences de l’homme et de la société, Revue de la Confédération française du travail, La Recherche, Mundi Cientifico, Informations sociales, Esprit, Le Monde, Prévenir sans oublier, bien entendu, le bulletin du CESDIP, Questions pénales et sa version anglaise, Penal Issues.
    Enfin, il faut mentionner des entretiens dans la presse audiovisuelle, radiophonique ou écrite, dans des organes tels que France trois, RFI, Europe I, Yomiuri Shibun, France Info, Le Monde, RTL, RMC, BSM, L’Alsace, Newbiz, Magazine Canal, France Culture, BBC, TV5, Esprit…

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